Au cours des années 80, le docteur Seignalet a avancé l’idée de l’alimentation comme une troisième médecine. Ceci dit, celle-ci ne guérit pas les maladies chroniques ou autres maladies de civilisation. Elle favorise plutôt la mise en place d’un terrain de guérison. Cette mise en condition est ce qu’il appelle « régime hypotoxique ». Cette diète propose de venir à bout de toutes les pathologies : arthrose, arthrite et autres maladies inflammatoires chroniques. Guérir en adoptant une alimentation d’antan, telles sont les fruits de ses longues années de recherche.

Alimentation hypotoxique ou régime anti-inflammatoire, qu’est-ce que c’est ?

Un régime hypotoxique est une alimentation sans effet néfaste sur l’organisme, que ce soit :

  • à court terme (brûlures d’estomac)
  • à moyen terme (fatigue)
  • à long terme (santé globale)

C’est un rééquilibrage alimentaire qui apporte le plaisir d’une bonne table en plus de procurer de la vitalité et de l’énergie au corps comme à l’esprit.

Les principes de base d’une alimentation hypotoxique

L’alimentation anti-inflammatoire exclut plusieurs aliments courants et industriels : aucun  produit laitier provenant d’un animal, pas de gluten (donc le blé, le kamut, l’orge), apport limité en produits chimiques et artificiels. Si possible, opter pour des aliments biologiques non-commerciaux. Les sucres raffinés tels que le sucre blanc sont à éviter (mais un peu de sirop d’érable est permis). Les viandes doivent être consommées avec modération et il faut les choisir sans OGM ni conservateur, il vaut mieux opter pour les poissons gras (saumon, thon, sardines, etc.) ainsi que les fruits de mer. Limiter autant que possible les gras saturés qui ne sont pas bon pour la santé. Se laisser séduire par les légumineuses aussi. Autres points essentiels :

  • cuisiner frais,
  • ne jamais suivre de régime restrictif, mais écouter son corps,
  • utiliser moins de plastique en préférant des contenant en verre ou en bois.

Le régime hypotoxique : les variantes

Ce régime naturel vise généralement à assainir nos menus quotidiens et à rectifier nos troubles de comportement alimentaire. On en recense diverses variantes, dont certaines ne seront pas détaillées ici (régime crétois, Dr Weil). Pour avoir des informations détaillées sur chaque type d’alimentation hypotoxique qui a des effets anti-inflammatoires présenté en résumé ici, je vous préconise d’acheter des livres spécifiques dédiés.

Régime Seignalet

Selon Dr. Seignalet, la cause principale des pathologies de type chronique et inflammatoire serait l’alimentation du XXIe siècle. Cette nourriture, conditionnée par l’industrie actuelle, constitue de réels perturbateurs endocriniens pour le corps. Elle enclenche un dysfonctionnement physiologique à cause de sa mauvaise assimilation par l’organisme. Résultat des courses : on se retrouve avec un métabolisme fébrile favorisant l’apparition et la prolifération des maladies de la civilisation dont les affections xéno-immunes (sclérose en plaque, polyarthrite, rhumatismes, etc.), les maux d’élimination (asthme, bronchite et sinusite chronique, rhume des foins, affections cutanées, infections ORL, etc.), les maladies d’encrassage (migraine, diabète type 2, Parkinson, fibromyalgie, etc.).

Pour contrer ce phénomène, le régime Seignalet s’efforce d’établir une alimentation santé bien-être à travers des restrictions et des renforcements :

  • à éviter : laits d’origine animale et leurs dérivés, céréales modernes (blé, maïs, seigle, orge, avoine, kamut et épeautre) avec leurs dérivés contenant du gluten, aliments cuits à plus de 110°C, et huiles extraites à chaud et cuites.
  • à adopter : consommation de produits frais et bio (non-industriel), sans OGM, sans Nitrites, supprimer (réduire) le gluten,…

Régime sans FODMAPS

Ce régime agit sur la barrière intestinale en apaisant le SII (syndrome de l’intestin irritable). À savoir, le FODMAP rassemble les aliments fermentescibles, oligosaccharides (fructanes et galacto-oligosaccharides), disaccharides (lactose), monosaccharides (fructose en excès), polyols (sucre). Et une diète sans FODMAPS repose sur trois étapes.

  • L’éviction des aliments riches en FODMAPS et la priorisation des produits pauvres en FODMAP (fruits à faible teneur en fructose, légumes riches en amidon et pauvres en fructose, produits laitiers avec peu de lactose, certaines céréales, quelques produits sucrés, etc.).
  • La réinsertion des aliments FODMAPS pour jauger la tolérance de la digestion et le maintien des bonnes habitudes nutritionnelles.
  • Le suivi des symptômes lors de la réintroduction des FODMAPS.

Le régime méditerranéen

La diète méditerranéenne éloigne les risques de maladies cardiovasculaires et inflammatoires comme le cancer. Celle-ci s’inspire de l’alimentation d’antan des populations du littoral méditerranéen, du côté de la Crète par exemple.

Le principe : consommer plus de végétaux, d’herbes et épices, d’ail et d’oignon, de céréales complètes, de bons gras (huile d’olive ou de colza), et de poissons.

Au quotidien, il est conseillé de manger des légumes, des noix, des graines, un peu de yaourt et de fromage de brebis, et boire un peu de vin rouge. Cela permet d’instaurer un rééquilibrage alimentaire à travers un apport modéré en fibres, en vitamines et en antioxydants. La perte de poids est inévitable à cause de la réduction des acides gras saturés (cholestérol et athérosclérose).

Contrairement au régime Seignalet, celui-ci rationne à très petite quantité la viande rouge, le sucre, le sel, les aliments industriels, le poulet et les œufs.

Le régime paléolithique

Suivant les principes de base d’une diète hypotoxique, le régime paléolithique, ou paléo, nous réapprend à écouter notre corps et ses besoins afin de lui procurer ce qui lui est réellement vital. Il repose sur la consommation de protéines, de végétaux non transformés et d’oléagineux.

Ce qu’il déconseille : les produits laitiers, l’excès de céréales et de légumes secs, le sucre et le sel.

Le rééquilibrage alimentaire qu’il impose aide à réduire les douleurs inflammatoires et chroniques, mais aussi à les prévenir. L’alimentation Paléo permet de lutter contre des maladies de syndrome X (hypertension, obésité, cholestérol, diabète type 2, cancer, acné, etc.), l’ostéoporose, l’asthme, des troubles de la digestion, et des affections inflammatoires (arthrite rhumatoïde, sclérose en plaques).

Comme la diète paléo se base surtout sur la consommation de protéines, il faut réguler le rationnement des macronutriments au risque d’entraîner d’autres maladies comme des cancers digestifs.

Pour l’heure, aucune preuve scientifique ne semble attester de l’efficacité d’un quelconque régime hypotoxique ou alimentation anti-inflammatoire. Aussi, cela ne peut vraisemblablement pas guérir les maladies chroniques, mais, toutefois, améliore l’état de santé des gens en général, car la diététique au naturel permet de réduire les douleurs inflammatoires et chroniques.